Publié le 12 Avril 2025
Le marché immobilier corse est dynamique, mais les mauvaises surprises après la signature de l'acte authentique chez le notaire ne sont pas rares. Infiltrations d'eau sévères dissimulées par de la peinture récente, charpente attaquée par les termites, fondations instables... Face à un vice caché, l'acheteur n'est pas sans recours.
La garantie des vices cachés (article 1641 du Code civil) protège l'acquéreur. Quatre conditions cumulatives sont exigées par les juges du Tribunal Judiciaire de Bastia pour que votre action aboutisse :
Sur votre acte de vente notarié figure presque systématiquement une clause du type : "L'acquéreur prend le bien dans l'état où il se trouve, sans recours contre le vendeur pour vices cachés."
Cependant, cette clause saute (est déclarée nulle) si le vendeur est de mauvaise foi. C'est tout le travail de l'avocat : réunir les preuves démontrant que le vendeur connaissait le défaut et a cherché à le maquiller en toute connaissance de cause (factures de travaux cosmétiques récents pour masquer des infiltrations repérées par des témoignages d'artisans).
Un rapport établi par votre propre expert du bâtiment (expert amiable) ne sera pas suffisant devant un juge face à une défense combative. Dès l'apparition des graves désordres, Maître Fabrizy engagera une procédure d'urgence (Référé) pour que le Tribunal de Bastia nomme un Expert Judiciaire officiel. C'est l'expertise de ce professionnel accrédité qui liera le juge.
Si le vice caché est qualifié, vous avez deux choix d'actions :
Agissez vite avant que le délai ne soit forclos. Prenez contact avec le cabinet pour engager une action en garantie des vices cachés au Tribunal.
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