Publié le 13 Juin 2025
Un divorce engendre souvent une baisse de niveau de vie pour les deux époux. Mais lorsque cette rupture crée une disparité financière flagrante et injuste entre eux (par exemple, si l'un a mis sa carrière entre parenthèses pour élever les enfants), le législateur a prévu la prestation compensatoire.
Prévue par l'article 270 du Code civil, elle est destinée à compenser, autant qu'il est possible, la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives.
Attention : Elle n'a pas vocation à "punir" l'époux fautif ni à égaliser parfaitement les fortunes, mais à amortir la chute de niveau de vie du conjoint le plus « fragile » économiquement.
Il n'y a pas de barème légal strict comme pour les pensions alimentaires. Chaque Juge de Bastia apprécie "souverainement" le montant (souvent versé sous forme de capital unique), en se basant sur de multiples critères :
Une idée reçue très courante affirme que "l'époux adultère qui a des torts exclusifs n'a pas droit à la prestation compensatoire". C'est faux.
Depuis 2004, le divorce aux torts exclusifs ne supprime pas automatiquement le droit à la prestation compensatoire. Le juge peut (faculté, non une obligation) la refuser "au regard des circonstances particulières de la rupture". En pratique, seuls des comportements extrêmement fautifs, comme de lourdes violences conjugales, privent l'époux de sa compensation.
Parce qu'il n'y a pas de barème certifié, la bataille de la prestation compensatoire s'appuie sur la solidité du dossier de constitution : bilans comptables, études de droit à la retraite, analyses des dépenses fixes... Une prestation compensatoire fixée par accord (Divorce par consentement mutuel) est souvent plus pérenne qu'une décision imposée par le tribunal de Bastia suite à trois années de batailles contentieuses.
L'évaluation de la prestation compensatoire est un enjeu de défense majeur. Le cabinet sécurise vos intérêts financiers face aux juges bastiais.
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