Publié le 17 Juin 2025
Face à une situation de crise au sein du couple, l'envie de faire ses valises et de quitter le domicile conjugal est souvent très forte. Pourtant, juridiquement, le mariage impose un devoir de cohabitation. Un départ précipité non encadré peut avoir de lourdes conséquences lors d'un divorce contentieux devant le Juge aux Affaires Familiales (JAF) de Bastia.
L'article 215 du Code civil stipule que les époux s'obligent mutuellement à une communauté de vie. Quitter définitivement la maison, sans l'accord du conjoint ou sans y avoir été autorisé par un juge, constitue un abandon du domicile conjugal.
Si votre époux(se) peut prouver ce départ (notamment par un constat d'huissier ou une « main courante » à la gendarmerie), cela peut constituer la faute fondant une demande de divorce à vos torts exclusifs.
Au-delà de voir le divorce prononcé à vos torts, un départ soudain expose à plusieurs risques devant le tribunal de Bastia :
La règle comporte une exception majeure : les violences. Si vous (ou vos enfants) êtes victime de violences physiques ou psychologiques conjugales, votre instinct de survie prime. Quitter le domicile devient une nécessité vitale. Dans ce cadre, il est impératif :
Si la cohabitation est devenue intolérable mais qu'il n'y a pas de danger immédiat, la seule issue sûre est d'encadrer ce départ. La solution idéale est l'élaboration d'un pacte d'accord de séparation amiable signé par les deux parties. À défaut, l'engagement formel de la procédure de divorce permettra, dès l'audience d'orientation locale, de faire officialiser par le juge bastiais des domiciles séparés.
Avant de prendre toute décision qui pourrait vous nuire, consultez notre cabinet. Nous anticiperons avec vous la stratégie de votre procédure de divorce.
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